Résolution de problème : regarder les deux faces
En résolution de problème, on traite souvent la face visible et l’on passe à côté de ce qui se joue derrière. Marc Roussel explique ici pourquoi il faut regarder les deux faces avant de décider. Pour prendre ce recul sur une situation concrète : le coaching de dirigeant. D’autres méthodes en vidéo sur la chaîne YouTube de Marc Roussel.
« Tout problème est dû à une rupture de communication. »
Maintenant, pour n’importe quel problème il y a une cause et un effet.
Or, nous appelons l’effet le problème et la cause (apparente) le comportement de l’autre ou bien un facteur présent dans le contexte.
En d’autres termes : le problème, c’est l’autre !
En s’attaquant à l’effet, nous nous trompons de cible
Cette action génère toutes sortes de problèmes secondaires parfois pires que le premier effet.
En bref, nous déplaçons le problème en voulant réparer les effets plutôt que de s’attaquer à la cause. Et, la cause que nous croyons traiter en essayant de démontrer à l’autre qu’il a tort, (ce dont nous sommes intimement convaincus) est, toute entière, fondée sur le réflexe atavique : Ce n’est pas de ma faute !
Or, il est assez clair, lorsque deux personnes rejettent leurs propres responsabilités l’un sur l’autre, que nous obtenions zéro % de responsabilité véritable pour régler le problème. Et C’EST ÇA LE PROBLÈME.
C’est pourquoi, tant que nous ne sommes pas en mesure de prendre responsabilité pour 100 % de notre participation au dit problème, il est presque impossible de sortir gagnant et indemne de l’affaire.
Il est donc important de comprendre la cause fondamentale à la source de tous les problèmes. Cette cause première est une rupture de communication.
Dans 90 % des cas, un des « boutons » suivants a été enfoncé au cours de l’échange :
- le sentiment de rejet
- le sentiment d’être dominé
- un désaccord
- un non-dit
Il est important de noter que chacun de ces points possède un facteur commun : une perte d’intégrité personnelle, associée à un impact émotionnel variant entre l’antagonisme et l’apathie en passant par la colère, l’hostilité, la peur ou la tristesse.
Au regard de ces observations, l’on comprendra que la façon de régler un problème commence par se regarder dans une glace. La glace ici représente « ce qui devrait être » afin de prendre conscience de notre intention à la base de ce que nous avons :
- dit ou pas dit
- fait ou pas fait
et d’assumer l’impact produit sur soi et sur l’autre.
Ensuite, une fois cette prise de conscience réalisée, une fois la responsabilité pour soi, nos intentions, nos paroles et nos actions pleinement assumées, en bref une fois que nous avons réglé notre part du problème, il est assez étrange de le voir disparaître. En effet, dans la quasi-majorité des cas, il s’estompe comme l’écran de fumée des canons chassé par le vent balayant un champ de bataille. La vie et la nature peuvent alors reprendre leurs droits.
Or, rien n’est plus difficile que de faire cela. C’est pourquoi il faut du courage pour aller vers la glace… Dans de nombreux cas l’on demande à un consultant ou à un conseil de nous tenir bien fermement le miroir en face des yeux. De temps à autre, certains font appel à PRO-Trainer.

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