Catégorie : Pédagogie

  • Trois erreurs qui tuent vos projets

    Échec de projet : les trois erreurs à éviter

    Un échec de projet a rarement une cause technique : il se joue souvent dès le départ, dans quelques erreurs que l’on retrouve presque toujours. Marc Roussel en décrit trois ci-dessous, et la manière de les éviter. Quand l’organisation résiste, lisez aussi comment changer sans tout casser.

    Ne pas confondre idée et projet

    Avez-vous constaté, comme moi, le nombre de projets qui n’aboutissent pas ?

    Lors des revues de projets, on se retrouve avec une longue liste de « choses à faire ». En fait, une liste d’idées qu’on a placées dans la liste des projets.

    C’est une erreur classique : on est en réunion, puis quelqu’un lance une idée. L’idée fait tilt, plaît à quelques personnes, et hop : nous voilà avec un nouveau projet.

    Échec de projet : les trois erreurs qui tuent vos projets

    Passer à l’action sans avoir procédé à l’étude et à la formulation d’un projet

    De la vision aux projets

    Un projet a besoin d’une porteuse puissante et légitime.

    Cette porteuse est la stratégie. En bref, un projet contribue à la réalisation d’une stratégie, celle-ci étant orientée dans une certaine direction. Cette direction est la vision, dont découle la scène idéale. Les grands écarts entre la scène idéale et la scène actuelle représentent les axes stratégiques.

    Pour relier ces différents aspects en forme de « poupées russes », il est important de 1) étudier le projet et 2) le formuler.


    Oublier d’assigner un responsable au projet — ou en désigner plusieurs

    À tête reposée et éloigné des jeux de pouvoir et des tensions du quotidien, on sait que c’est idiot et source de confusion. Pourtant, c’est si courant que c’en est banal…

    Assigner un responsable, de préférence volontaire, dont le rôle est d’étudier et de formuler le projet. Idéalement dans une forme standard qui lui conférera le statut de lettre de mission et permettra d’en assurer un meilleur contrôle positif.


    Vous voulez creuser le sujet ?

    Je vous invite à télécharger ce document : un programme élaboré pour une entreprise de 250 personnes qui souhaitait être plus en mesure d’assurer un meilleur contrôle sur ses projets tout en les alignant sur ses stratégies. Cela peut vous donner des idées.

    Conduire un projet

    Parlons-en pendant 30 minutes

    Vous m’expliquez où vous en êtes, où vous voulez aller et ce qui vous empêche aujourd’hui d’y arriver. Je vous donne ma lecture. Offert, confidentiel, sans engagement — réponse sous 24 h ouvrées.

    Pour convenir simplement du créneau.
    Où en êtes-vous, et qu’aimeriez-vous changer ?
  • Au coeur de la formation

    Au coeur de la formation

    Efficacité d’une formation : l’essentiel

    L’efficacité d’une formation ne se mesure pas à la satisfaction du dernier jour, mais à ce qui change ensuite dans les pratiques. Marc Roussel explique ici ce qui fait qu’un adulte apprend vraiment. Pour voir cette approche appliquée : l’ingénierie de formation.

    Il y a beaucoup à dire sur la formation mais… si l’on en croit le premier président de Harvard :

    Le but de la formation n’est pas le savoir, mais l’action !

    Cette déclaration met une distinction entre SAVOIR et SAVOIR-FAIRE. Par ailleurs, peut-on prétendre savoir sans produire les résultats correspondants ?

    Exemple : je sors d’une école de vente et… oups, j’ai du mal à concrétiser des contrats. En d’autres termes, je suis en mesure de parler de la vente mais j’ai du mal à faire des affaires.

    Le dojo : apprendre en faisant

    Comment passer du savoir au savoir-faire ?

    Si vous voulez une réponse des plus correctes, le mieux serait de vous faire inviter au sein d’un dojo et d’assister à un cours de judo.

    La littérature sur cet art martial est très abondante… Il faut dire que Jigoro Kano, son fondateur, a mis en place une véritable école de vie dont les enseignements sont délivrés partout dans le monde. Un enseignement où les valeurs, les principes et les comportements sont alignés sur un idéal : pour le judoka, le but n’est pas le combat mais l’entraide à se dépasser, à gagner en compétence et à faire que ces compétences soient conformes aux valeurs, dont l’amitié est la clé de voûte.

    Cependant, je n’ai jamais vu personne devenir ceinture noire de judo en lisant toute la littérature de judo. Au mieux, il présentera une thèse, sera reçu… mais que se passera-t-il si on lui demande une simple démonstration ? Je vous laisse répondre.

    De plus, on comprendra qu’on ne devient pas ceinture noire en 15 jours : la « formation » travaille donc avec le temps, associant travail sur soi, attitude, travail sur le corps, souplesse et endurance.

    Le contexte philosophique étant posé, qu’en est-il de la pédagogie ? C’est la question cruciale, parce que c’est là que la transmutation savoir → savoir-faire s’opère.

    Une pédagogie aussi simple et naturelle que puissante. Il y a d’abord la notion de discipline basée sur un code moral, avec une série de codes réglant l’étiquette. Voir la fiche technique (PDF)

    L’enseignement de base, en 3 étapes

    • Montrer : le « maître » montre un mouvement.
    • Expliquer : ensuite il explique, non pas la théorie ou la philosophie, mais le processus qu’il décompose, et il en montre les enchaînements.
    • FAIRE FAIRE : c’est le véritable point de bascule. Il invite les participants à se mettre deux par deux et à commencer à s’entraîner.
    1. Une première étape : la mémorisation comportementale du mouvement.
    2. Puis la répétition du mouvement, jusqu’à l’utiliser à vitesse normale de la façon la plus correcte possible.
    3. Pour l’intégrer à son panel de prises.

    À chaque séance, nous retrouvons cette routine. Si bien que toutes les prises sont travaillées régulièrement.

    Ce phénomène de répétition respecte le principe n° 1 de la pédagogie (selon Confucius) : il est impossible de faire des progrès en matière de savoir-faire sans la répétition.

    C’est tellement vrai qu’à force de répétition — essai, erreur, correction, essai, progrès — il existe des ceintures pour marquer les niveaux. Le savoir accumulé est converti en savoir-faire, qui garantit d’une façon très certaine qu’une ceinture verte n’ait quasiment aucune chance face à une ceinture noire.

    C’est donc aux résultats que l’on mesure la véritable acquisition d’un savoir-faire, et pas aux jolies explications et autres discours.


    L’art d’enseigner un savoir-faire

    Vous comprendrez aisément que transmettre un savoir et transmettre un savoir-faire font appel à des trames pédagogiques et à un type d’animation très différents.

    Le niveau de difficulté auquel sont confrontés les formateurs n’est pas le même non plus : tandis que le premier rend « savant », l’autre rend « capable de ».

    Pour ceux qui veulent pousser plus loin la réflexion, je vous propose ce livre : Former : ingénierie dynamique et scripts d’animation. En plus d’exposer la mécanique d’une ingénierie visant à transmettre un savoir-faire, vous y trouverez des scripts d’animation quasiment clés en main, qui aident les participants à s’entraîner et à devenir plus capables — donc à avoir de meilleurs résultats.

    Former : ingénierie dynamique et scripts d'animation

    Parlons-en pendant 30 minutes

    Vous m’expliquez où vous en êtes, où vous voulez aller et ce qui vous empêche aujourd’hui d’y arriver. Je vous donne ma lecture. Offert, confidentiel, sans engagement — réponse sous 24 h ouvrées.

    Pour convenir simplement du créneau.
    Où en êtes-vous, et qu’aimeriez-vous changer ?