Catégorie : Management Opérationnel

  • Coaching en entreprise : pourquoi la prise de conscience ne suffit-elle pas ?

    Coaching en entreprise : pourquoi la prise de conscience ne suffit-elle pas ?

    Faire progresser les personnes pour faire progresser l’entreprise. Un problème d’entreprise est rarement seulement technique. Dès qu’il faut décider, communiquer, coopérer, manager ou changer… l’humain entre dans l’équation.

    Le CIPD, l’institut britannique de référence en ressources humaines, rappelle d’ailleurs que le coaching en entreprise vise à développer les compétences et la performance au travail. Il peut notamment aider un expert technique à développer ses compétences relationnelles, accompagner une prise de responsabilités ou faire face aux conséquences d’un changement (CIPD, 2025).

    Alors, regardons votre entreprise :

    • Certains managers maîtrisent-ils parfaitement leur métier… mais beaucoup moins l’accompagnement des hommes ?
    • Des problèmes de communication consomment-ils inutilement du temps et de l’énergie ?
    • Certaines tensions persistent-elles parce que chacun regarde le problème depuis son propre point de vue ?
    • Vos collaborateurs disposent-ils réellement des compétences nécessaires pour faire face aux nouvelles situations que vous leur demandez d’affronter ?
    • Et lorsque l’entreprise se transforme, accompagnez-vous suffisamment les personnes qui doivent transformer cette décision en réalité ?

    Les impacts : quand l’humain devient le maillon faible

    Un manager qui délègue mal compense lui-même. Une communication défaillante produit des malentendus. Une tension non traitée devient conflit. Une compétence insuffisamment développée ralentit un projet. Une transformation mal accompagnée génère résistance, inquiétude ou désengagement.

    Individuellement, chacun peut continuer à faire son travail. Collectivement, l’entreprise perd de la puissance.

    Les conséquences : les problèmes humains finissent par devenir des problèmes économiques

    Retards, erreurs, réunions inutiles, décisions mal comprises, conflits, turnover, stress, clients moins bien servis…

    Les coûts apparaissent rarement sous la rubrique « communication » ou « management ». Pourtant, ils finissent quelque part dans les résultats. Le CIPD souligne d’ailleurs que des compétences transversales comme la communication, le travail en équipe et la résolution de problèmes sont essentielles au fonctionnement efficace des organisations.

    L’angle mort du coaching en entreprise : prendre conscience ne suffit pas

    Le coaching est parfois réduit à l’idée de poser des questions pour permettre à quelqu’un de trouver seul ses réponses. C’est indispensable… mais dans l’entreprise, cela ne suffit pas toujours.

    • Un manager peut prendre conscience qu’il écoute mal. Encore faut-il qu’il apprenne à mieux écouter.
    • Un collaborateur peut comprendre qu’il organise mal ses priorités. Encore faut-il lui transmettre une méthode.
    • Un responsable peut identifier une difficulté relationnelle. Encore faut-il l’entraîner à conduire différemment son prochain entretien.

    La prise de conscience ouvre la porte. La compétence permet de la franchir.

    C’est pourquoi un coach en entreprise doit pouvoir adapter sa posture à la situation :

    Diagnostiquer → conseiller → coacher → former → entraîner → accompagner la mise en œuvre

    Une histoire vraie : quand une équipe au bord de la rupture décide de se reparler

    Une responsable reprend la direction d’un service de R&D stratégique. Elle découvre une équipe dans laquelle un malaise profond couve depuis deux ans. Le changement de hiérarchie libère la parole : plusieurs collaborateurs considèrent que le point de rupture est atteint et que la seule solution consiste désormais à obtenir le départ de leur manager.

    La situation déborde déjà du cadre interne. La responsable constatera plus tard que les difficultés commencent même à être perçues par certains clients.

    Deux solutions sont possibles. Acter la rupture. Ou essayer de comprendre ce qui s’est réellement passé et voir s’il existe encore une possibilité de reconstruire. Elle choisit la seconde.

    Nous préparons d’abord individuellement les principaux protagonistes par du coaching. Puis nous réunissons l’ensemble de l’équipe, son manager et la responsable dans un travail collectif destiné à rétablir les conditions d’une véritable communication.

    Il ne s’agit pas de décider qui a raison et qui a tort. Il faut permettre aux personnes de confronter la situation, faire émerger les non-dits, comprendre les perceptions différentes, remettre de la communication là où elle s’était progressivement bloquée et reconstruire des conditions de fonctionnement acceptables.

    Quelques mois plus tard, un retour d’expérience est organisé. La responsable résume la situation de départ en quelques mots : « Nous étions arrivés à un point de non-retour. » Et pourtant, la rupture qui paraissait inévitable a pu être évitée.

    L’équipe avait fait un pari simple mais exigeant : avant de se séparer, essayer réellement de se comprendre.

    Comment ce dispositif a été piloté, de son démarrage jusqu’au retour un an après : déléguer sans perdre le contrôle.

    Le bénéfice : rendre les personnes capables de traiter leurs propres difficultés

    Voilà probablement l’une des fonctions essentielles du coach en entreprise. Il n’est pas là pour prendre la place du dirigeant, du manager ou du collaborateur. Il est là pour augmenter leur capacité d’action.

    Cela suppose une double compétence : comprendre suffisamment les grandes fonctions de l’entreprise — direction, management, vente, organisation, communication, conduite de projet — et maîtriser les dynamiques humaines qui permettent aux personnes de progresser.

    Le coach peut alors travailler sur le problème réel, apporter les outils nécessaires, entraîner de nouveaux comportements et accompagner leur mise en œuvre jusqu’à ce que la personne puisse agir par elle-même.

    Ils l’ont vécu

    Une équipe managériale accompagnée. L’accompagnement de plusieurs niveaux de l’organisation a permis de construire progressivement des références communes : « On va parler la même langue tous ensemble, on va utiliser les mêmes outils. »

    Des managers travaillant sur leurs styles relationnels. La compréhension des différences de comportement leur a permis de changer de regard sur certaines personnalités : « Ça permet de parler un langage que l’autre peut peut-être mieux comprendre. »

    Des managers travaillant le coaching de leurs collaborateurs. Ils découvrent une autre manière de faire progresser leurs équipes : moins corriger systématiquement ce qui va mal, davantage reconnaître les réussites, encourager et responsabiliser. L’un d’eux résume : « C’est souligner le succès, encourager. »

    Deux repères

    • CIPD, Coaching and Mentoring (2025) : le coaching en entreprise vise l’amélioration de la performance et le développement des personnes autour de compétences et d’objectifs précis. Il est notamment utilisé pour développer les compétences interpersonnelles, accompagner une évolution de fonction et aider les personnes à faire face au changement.
    • CIPD, Organisation Development (2025) : face aux transformations de l’environnement, le développement des organisations peut mobiliser conjointement plusieurs types d’intervention : coaching, mentoring, formation, travail collectif, facilitation et apprentissage par l’action.

    Autrement dit : le bon outil dépend du problème à résoudre.

    Et vous ?

    Et si certaines difficultés de votre entreprise n’avaient pas besoin d’une nouvelle procédure… mais de personnes mieux équipées pour les traiter ?

    Faire progresser un manager. Restaurer une communication. Débloquer une relation. Accompagner une prise de fonction. Préparer une transformation. Développer une compétence qui manque aujourd’hui.

    Le coaching en entreprise commence par un diagnostic : où en sommes-nous, où voulons-nous aller et qu’est-ce qui empêche aujourd’hui les personnes d’y parvenir ? Ensuite seulement vient le choix des moyens. Coaching, conseil, formation, entraînement : peu importe l’étiquette. Ce qui compte, c’est que les personnes deviennent capables de mieux faire face aux situations réelles de l’entreprise.

    Faire grandir les personnes donne de la puissance à l’entreprise

    Parlons-en. Un entretien découverte de 30 minutes peut déjà permettre de poser clairement le problème et d’identifier les premières pistes d’action.

    Pour convenir simplement du créneau.
    Où en êtes-vous, et qu’aimeriez-vous changer ?

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  • Déléguer sans perdre le contrôle : comment contrôler moins… et contrôler mieux ?

    Déléguer sans perdre le contrôle : comment contrôler moins… et contrôler mieux ?

    Vous avez délégué. Les responsabilités sont distribuées. Vos managers connaissent leur métier.

    Et pourtant, une question demeure :

    Comment être certain que ce qui doit être fait sera réellement fait — sans passer votre temps à contrôler ceux à qui vous avez justement confié la responsabilité de le faire ?

    C’est une problématique centrale dans le travail d’un coach de dirigeant : trouver le juste équilibre entre autonomie, responsabilité et contrôle.

    Plus vous devez contrôler, moins vous avez réellement délégué

    Lorsqu’un dirigeant délègue une responsabilité mais continue à vérifier chaque détail, demander où en sont les choses, relancer les personnes et reprendre les dossiers qui dérivent, il n’a pas vraiment libéré son temps.

    Il a simplement ajouté le contrôle à son propre travail.

    À l’inverse, supprimer le contrôle au nom de la confiance n’est pas davantage une solution.

    Le véritable enjeu est ailleurs :

    Comment responsabiliser suffisamment pour que le contrôle devienne minimal — et cependant efficace ?

    C’est là qu’un coach de dirigeant peut aider à regarder non seulement les personnes, mais aussi la manière dont sont organisées la délégation, la responsabilité et la remontée d’information.

    Déléguer : le contrôle commence avant l’action

    Savoir déléguer n’est pas un détail de style : Gallup a observé que les dirigeants au fort talent de délégation affichaient un chiffre d’affaires supérieur de 33 % à ceux qui délèguent peu (Gallup, étude auprès de 143 dirigeants).

    Un contrôle efficace ne commence pas lorsque le dirigeant demande : « Alors, où en êtes-vous ? »

    Il commence au moment où la responsabilité est confiée.

    • Quel résultat attendons-nous ?
    • Qui en est responsable ?
    • Avec quels moyens ? Pour quand ?
    • Quelle autonomie ?
    • Quels critères permettront de dire que le résultat est atteint ?
    • Quand et comment le dirigeant devra-t-il être informé ?

    Plus les règles du jeu sont claires au départ, moins il devient nécessaire de contrôler pendant l’action.

    Une histoire vraie : responsabiliser et contrôler sans surveiller

    Dans une entreprise industrielle, une équipe stratégique de R&D traverse depuis près de deux ans une crise profonde. Vue de la direction, la situation reste difficile à apprécier. Mais un changement de hiérarchie libère brutalement la parole : tensions, non-dits, communication dégradée, répercussions jusque chez certains clients. Pour plusieurs collaborateurs, la rupture avec leur manager semble devenue la seule solution.

    La dirigeante récemment nommée pouvait se séparer de quelques personnes et éteindre l’incendie. Elle choisit de donner à l’équipe une chance de régler le problème en profondeur.

    Comme nous avions déjà travaillé ensemble, elle me demanda d’examiner la situation. Après avoir rencontré plusieurs protagonistes, je lui proposai un dispositif précis.

    Premier temps : s’assurer que l’action démarre correctement

    Le problème, le but recherché, le processus et les responsabilités furent clarifiés.

    Le programme comportait un coaching de préparation des principaux protagonistes, un team building de trois jours avec l’ensemble de l’équipe, son manager et la dirigeante, puis un retour sur expérience quelques mois plus tard.

    Le but n’était pas de déterminer qui avait tort ou raison. Il était de rétablir une communication suffisamment saine pour que chacun puisse regarder la situation, exprimer ce qui devait l’être et reprendre sa part de responsabilité.

    Deuxième temps : s’assurer que l’action se déroule correctement

    Une fois le dispositif lancé, inutile pour la dirigeante d’être derrière chacun en permanence.

    Les points de contrôle étaient prévus : étapes, informations nécessaires, indicateurs permettant d’apprécier l’évolution et remontée des difficultés nécessitant son intervention.

    Pendant les trois jours de travail, les non-dits furent progressivement mis sur la table.

    La responsable dira ensuite : « À la fin des trois jours, j’avais la sensation que tout avait été dit, et que l’on pouvait construire l’avenir. » Et surtout, « chacun a accepté de prendre sa part de responsabilité ».

    C’est précisément ce qui permet de réduire le contrôle : plus les personnes exercent réellement leur responsabilité, moins il est nécessaire de les surveiller.

    Troisième temps : s’assurer que l’action est réellement terminée

    Un projet ne se termine pas parce que la dernière réunion est terminée.

    Nous avons donc fermé le cycle d’action : bilan, retour sur expérience, vérification des changements et consolidation des acquis.

    Puis nous sommes revenus voir un an après.

    Il n’y avait pas eu de rechute. Les outils étaient toujours utilisés, certains comportements étaient devenus naturels et l’équipe commençait même à rayonner dans l’entreprise par sa valeur d’exemple.

    Le contrôle avait rempli sa fonction : vérifier que le résultat attendu avait réellement été obtenu et qu’il tenait dans le temps.

    Infographie : une équipe R&D sortie d'un conflit profond grâce à un coaching de préparation, un team building de 3 jours et un retour d'expérience — évaluation 8,88/10
    Success story : une équipe fait le pari de la communication — d’un conflit profond à une équipe épanouie et reconnue.

    Le rôle du coach de dirigeant : construire le contrôle là où il est utile

    Le rôle d’un coach de dirigeant n’est pas d’encourager le dirigeant à « lâcher prise » sans discernement.

    Il consiste à l’aider à construire un système dans lequel les personnes peuvent réellement exercer leurs responsabilités parce que le contrôle a été pensé en amont.

    Trois questions suffisent souvent :

    MomentLa questionCe qu’on vérifie
    AVANTEst-ce que cela démarre correctement ?But, responsabilités, moyens, processus, critères de réussite
    PENDANTEst-ce que cela se déroule correctement ?Points de contrôle, informations utiles, indicateurs, traitement des écarts
    APRÈSEst-ce réellement terminé ?Résultats, bilan, retour d’expérience et, lorsque c’est nécessaire, vérification dans le temps

    Entre ces points : laisser les personnes responsables faire leur travail.

    Le bénéfice : rester aux commandes sans avoir les mains sur toutes les manettes

    Lorsqu’un dirigeant doit constamment vérifier, relancer et corriger, il consomme son temps sur des responsabilités qu’il pensait avoir déléguées.

    Un système de contrôle bien conçu change la situation.

    Les collaborateurs savent ce qu’ils doivent obtenir et disposent de l’autonomie nécessaire pour agir. Le dirigeant sait quand il doit recevoir de l’information et sur quoi doit porter son attention.

    La responsabilité descend là où l’action se déroule. Le contrôle remonte uniquement lorsqu’il est utile au pilotage.

    C’est aussi l’un des bénéfices d’un coach de dirigeant : aider le dirigeant à rester aux commandes sans avoir les mains sur toutes les manettes.

    Ils l’ont vécu

    « Chacun a accepté de prendre sa part de responsabilité. »

    R.E., chef de département

    « Le REX a permis une réelle consolidation des acquis. Les gens ont pris conscience du chemin parcouru. […] Un an après ça continue de fonctionner. »

    E.CH., chef de projet au cœur de la crise

    « Au début tout le monde faisait un effort pour les utiliser, aujourd’hui, les choses se font naturellement. »

    V.L., développeur

    Et vous ?

    Regardez votre agenda de la semaine écoulée.

    Combien de temps avez-vous consacré à vérifier, relancer, arbitrer ou reprendre des sujets dont vous aviez pourtant confié la responsabilité à quelqu’un d’autre ?

    Si ce temps est important, le problème n’est peut-être pas celui des personnes. C’est peut-être votre système de délégation et de contrôle qui mérite d’être réglé.

    Responsabiliser davantage. Contrôler moins. Piloter mieux.

    Un entretien découverte de 30 minutes permet d’examiner votre situation et de déterminer comment l’intervention d’un coach de dirigeant peut vous aider à responsabiliser davantage vos équipes tout en conservant un contrôle minimal, simple et efficace.

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  • Micromanagement : pourquoi un dirigeant n’arrive-t-il pas à déléguer ?

    Micromanagement : pourquoi un dirigeant n’arrive-t-il pas à déléguer ?

    Le micromanagement est une manière de diriger qui consiste à contrôler de près chaque tâche, chaque décision et chaque détail du travail de ses collaborateurs, au lieu de leur confier des objectifs et de leur faire confiance pour les atteindre.

    On le présente souvent du point de vue de ceux qui le subissent. Mais la vraie question se pose de l’autre côté du bureau : pourquoi un dirigeant, souvent brillant, n’arrive-t-il pas à lâcher prise ? Car celui qui micromanage est rarement un tyran. C’est le plus souvent quelqu’un qui a réussi en faisant lui-même — et qui n’a jamais appris à faire faire.

    Les signes qui ne trompent pas

    • Vous relisez, corrigez ou refaites le travail de vos collaborateurs.
    • Rien ne se décide sans vous — et tout attend votre validation.
    • Vous voulez être en copie de tous les échanges.
    • Vous déléguez… puis vous reprenez la main à la première difficulté.
    • Vos journées sont pleines, et pourtant les sujets de fond n’avancent pas.

    Pourquoi on tombe dans le micromanagement

    Parce qu’on a été promu pour son expertise. Le meilleur technicien devient chef d’équipe, le meilleur vendeur devient directeur commercial, le fondateur reste l’expert de son produit. Or les formations techniques préparent rarement à la conduite des hommes. Quand on sait faire mieux et plus vite, déléguer ressemble à une perte de temps.

    Parce que le pouvoir dispense d’apprendre. Il existe une faiblesse fréquente chez les dirigeants : l’autorité hiérarchique finit parfois par remplacer le savoir-faire managérial. Quand on dispose du pouvoir, on peut toujours reprendre la main. On n’est jamais obligé d’apprendre à confier.

    Parce que la peur de l’erreur est réelle. Un client important, une échéance serrée, une décision engageante : la tentation est forte de tout vérifier soi-même.

    Ce que le micromanagement coûte vraiment

    • Un goulet d’étranglement : l’entreprise avance au rythme d’une seule personne.
    • Des collaborateurs qui cessent de penser : pourquoi prendre une initiative si elle sera défaite ?
    • Les meilleurs qui partent : ce sont eux qui supportent le moins d’être tenus en laisse.
    • Un dirigeant qui ne dirige plus : absorbé par le détail, il n’a plus le temps de prendre du recul et de regarder devant.

    Comment sortir du micromanagement : apprendre à déléguer

    Déléguer ne consiste pas à se débarrasser d’une tâche. C’est confier un résultat à quelqu’un, avec le cadre qui lui permet de réussir. Une démarche simple :

    1. Définir le résultat attendu, pas la manière de faire.
    2. Fixer le niveau d’autonomie : ce que la personne décide seule, et ce qu’elle doit valider.
    3. Donner les moyens : temps, informations, accès aux bonnes personnes.
    4. Convenir des points de contrôle à l’avance : contrôler n’est pas surveiller. Un point prévu rassure ; une vérification permanente décourage.
    5. Accepter une autre manière de faire, tant que le résultat est là.

    Rien de tout cela ne s’apprend dans un livre. Déléguer est un savoir-faire qui s’entraîne, sur des situations réelles, jusqu’à devenir un réflexe. C’est tout l’objet d’une méthode en six temps : un problème → un objectif → un plan d’action → de l’entraînement → un résultat → un contrôle.

    Pour aller plus loin — comment contrôler sans surveiller, avant, pendant et après l’action : Déléguer sans perdre le contrôle : comment contrôler moins… et contrôler mieux ?

    Une histoire vraie : de l’expert au manager

    Le responsable technique d’une entreprise spécialisée dans la pisciculture, docteur dans sa discipline, a vu sa première question de manager se poser très concrètement : « comment m’y prendre avec mes équipes ? » Il n’était pas question de lui plaquer une manière standard de manager, mais de l’aider à trouver la sienne, celle qu’il serait capable d’assumer. Quelques mois plus tard, ses équipes étaient en place et fonctionnaient. Lire son histoire complète.

    Questions fréquentes sur le micromanagement

    Quelle différence entre contrôle et micromanagement ?

    Le contrôle porte sur les résultats, à des moments convenus à l’avance. Le micromanagement porte sur la manière de faire, en permanence. Le premier fait progresser ; le second déresponsabilise.

    Le micromanagement est-il toujours négatif ?

    Un suivi rapproché peut être utile ponctuellement : un nouveau collaborateur, une situation critique. Il devient un problème lorsqu’il dure et s’applique à tout le monde.

    Comment arrêter de micromanager ?

    En commençant petit : une tâche, une personne, un résultat clair et des points de contrôle fixés à l’avance. Puis en élargissant au fur et à mesure que la confiance s’installe — des deux côtés.

    Vous subissez le micromanagement de votre dirigeant ?

    Proposez-lui un cadre : les résultats attendus, votre niveau d’autonomie, des points d’étape réguliers. Un dirigeant qui micromanage cherche souvent à être rassuré — lui offrir de la visibilité est souvent plus efficace que de réclamer de la liberté.

    Vous vous reconnaissez ? Parlons-en.

    Un entretien découverte de 30 minutes, offert et confidentiel, pour faire le point sur votre manière de déléguer — ou sur celle de vos managers.

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  • Trois erreurs qui tuent vos projets

    Échec de projet : les trois erreurs à éviter

    Un échec de projet a rarement une cause technique : il se joue souvent dès le départ, dans quelques erreurs que l’on retrouve presque toujours. Marc Roussel en décrit trois ci-dessous, et la manière de les éviter. Quand l’organisation résiste, lisez aussi comment changer sans tout casser.

    Ne pas confondre idée et projet

    Avez-vous constaté, comme moi, le nombre de projets qui n’aboutissent pas ?

    Lors des revues de projets, on se retrouve avec une longue liste de « choses à faire ». En fait, une liste d’idées qu’on a placées dans la liste des projets.

    C’est une erreur classique : on est en réunion, puis quelqu’un lance une idée. L’idée fait tilt, plaît à quelques personnes, et hop : nous voilà avec un nouveau projet.

    Échec de projet : les trois erreurs qui tuent vos projets

    Passer à l’action sans avoir procédé à l’étude et à la formulation d’un projet

    De la vision aux projets

    Un projet a besoin d’une porteuse puissante et légitime.

    Cette porteuse est la stratégie. En bref, un projet contribue à la réalisation d’une stratégie, celle-ci étant orientée dans une certaine direction. Cette direction est la vision, dont découle la scène idéale. Les grands écarts entre la scène idéale et la scène actuelle représentent les axes stratégiques.

    Pour relier ces différents aspects en forme de « poupées russes », il est important de 1) étudier le projet et 2) le formuler.


    Oublier d’assigner un responsable au projet — ou en désigner plusieurs

    À tête reposée et éloigné des jeux de pouvoir et des tensions du quotidien, on sait que c’est idiot et source de confusion. Pourtant, c’est si courant que c’en est banal…

    Assigner un responsable, de préférence volontaire, dont le rôle est d’étudier et de formuler le projet. Idéalement dans une forme standard qui lui conférera le statut de lettre de mission et permettra d’en assurer un meilleur contrôle positif.


    Vous voulez creuser le sujet ?

    Je vous invite à télécharger ce document : un programme élaboré pour une entreprise de 250 personnes qui souhaitait être plus en mesure d’assurer un meilleur contrôle sur ses projets tout en les alignant sur ses stratégies. Cela peut vous donner des idées.

    Conduire un projet

    Parlons-en pendant 30 minutes

    Vous m’expliquez où vous en êtes, où vous voulez aller et ce qui vous empêche aujourd’hui d’y arriver. Je vous donne ma lecture. Offert, confidentiel, sans engagement — réponse sous 24 h ouvrées.

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  • Principe psychologique de la motivation

    Principe psychologique de la motivation

    Psychologie de la motivation : l’essentiel

    La psychologie de la motivation rappelle une chose simple : on ne motive pas quelqu’un de l’extérieur, on crée les conditions pour qu’il ait envie d’agir. C’est le cœur de l’entretien Coaching Succès©, présenté ci-dessous. Côté vente, lisez aussi comment motiver une équipe commerciale. Et retrouvez ses vidéos sur la chaîne YouTube de Marc Roussel.

    L’entretien maître du Management Opérationnel.

    C’est le module 6, Coaching Succès©, du programme d’entraînement au management d’équipe Booster Management System©. Si vous voulez en savoir plus


    Parlons-en pendant 30 minutes

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  • Ne faites rien à la place des autres ! Sauf dans un cas…

    Responsabilisation : la règle et son exception

    La responsabilisation commence par une règle simple : ne pas faire à la place de ceux dont c’est le travail. Il existe pourtant un cas où il faut le faire, et Marc Roussel l’explique ci-dessous. Sur le même sujet : déléguer sans perdre le contrôle.

    Évidemment, c’est facile à dire — et dans une certaine circonstance, dont nous parlerons plus loin, c’est même la seule chose à faire. Mais dans cette circonstance seulement, et encore en y mettant des conditions particulières.


    Observons les choses de plus près

    En situation normale, lorsqu’un collaborateur est confronté à un problème, la tendance — je dirais naturelle — est d’aller voir un référent technique, qui souvent n’est autre que le responsable du coin… Vous !

    Évidemment, la culture managériale qui domine dans ce secteur aura une très grande influence sur la façon de traiter les demandes de « résolution de problème » émises par les collaborateurs. L’attitude la plus courante, observée au fil de mes 30 ans de carrière (consacrés en grande partie à entraîner des managers), fut la suivante :

    Le collaborateur se plaint de rencontrer un problème qui, d’après sa fiche de poste, entre pourtant dans ses attributions. Oui, vous avez bien lu : il se plaint d’avoir un problème. La plainte s’exprime différemment suivant les personnes et se positionne sur une échelle allant de « impuissance totale » à « protestation vigoureuse », en passant par tout le spectre des émotions humaines — dites négatives, cela va sans dire. Ils n’arrivent pas pleins d’enthousiasme avec toutes sortes d’idées rationnelles à vous proposer…

    Et vous savez quoi ? 90 % des managers ont une sacrée tendance à prendre le problème sur leurs épaules… à s’emparer du « bébé hurleur ».

    La façon de s’emparer dudit problème peut prendre des formes très variées. Tout dépendra du style du manager, de sa relation au porteur de problème et d’une situation générale plus ou moins sous tension. Mais notez qu’il prend le problème : du « OK, je m’en charge » au « voilà ce que tu vas faire ».

    Il existe bien sûr un contre-modèle : celui du manager à qui on ne la fait pas. « OK, je vois… Mais dis-moi, Maxime, qu’est-ce que tu ferais si je n’étais pas là ? Tu laisserais le feu détruire toute la maison, ou tu essaierais quand même d’y faire quelque chose ? »

    « Euh, eh bien je crois que j’essaierais de… »
    « C’est bien ce que je pensais : alors fais comme si je n’étais pas là… »

    Remarque : ce n’est pas fondamentalement une mauvaise chose dans l’esprit, mais tout à fait détestable dans la forme, et contre-productif pour le collaborateur.

    Donc, pour dégager une approche qui prenne en compte la résolution de problème, la psychologie élémentaire — et pour gagner beaucoup de temps — je vous propose de réfléchir à cette puissante clé, qui ouvre grand les portes d’une délégation rationnelle et réussie.

    Que se passe-t-il quand un collaborateur nous apporte un problème et que nous le réglons à sa place ? Nous pouvons soupirer en nous disant que le problème aura été réglé de main de maître. Au moins ce sera fait, bien fait, vite fait. Je pourrai me féliciter d’avoir aidé un collaborateur et m’accuser réception de mes si bonnes intentions…

    Eh, attendez une minute… Bonnes intentions, aider son collaborateur, vite fait ? En est-on bien sûr ?


    Analysons cela rapidement

    Que va-t-il se passer quand ce même collaborateur rencontrera un problème similaire ? Vous l’avez compris : il connaît l’adresse d’un expert « à qui déléguer ses problèmes ». Ne soyons donc pas étonnés qu’à partir de ce moment vous soyez de revue pour ce genre de problème. Comme c’est le plus souvent le cas, vous avez 4, 8, 12 collaborateurs : à votre avis, que va-t-il se produire ? Vous allez vous retrouver en astreinte permanente pour régler tous ces fichus problèmes. De plus, privés de l’expérience correspondant à la résolution de ce problème, ils n’apprennent strictement rien : ni en termes d’attitude, ni de responsabilité, ni d’initiative, ni finalement de savoir-faire. Soyez sûr d’une chose : ils vous trouveront peut-être serviable au début, mais finiront par vous en vouloir. Vous les empêchez de grandir. C’est aussi simple que cela.

    C’est étonnant, le nombre de managers qui ramènent du travail à la maison parce qu’ils n’ont pas assez de temps pour régler leurs propres problèmes — trop occupés à gérer ceux des autres.

    Ici, nous sommes centrés sur les collaborateurs, mais on peut étendre cette réflexion aux collègues, à sa hiérarchie, à ses amis — tous ceux qui veulent qu’on règle leurs problèmes à leur place. Toute la morale de cette histoire tient dans la maxime de Confucius : « Plutôt que de lui donner un poisson, apprends-lui à pêcher. »


    Cette situation trop commune nous apporte 4 enseignements majeurs

    1. D’une part, des personnes pas assez accompagnées sur leur poste : il s’agit manifestement d’un manque de suivi dans la formation aux bonnes pratiques.
    2. D’autre part, il semble assez clair que ces personnes ont un manque manifeste de confiance en elles et de sens de l’initiative.
    3. Enfin, qu’elles ne savent pas réellement comment s’y prendre avec les problèmes : comment les confronter et leur appliquer un protocole approprié.
    4. Et surtout, elles ne sont pas en position d’apprendre pour progresser en autonomie et en responsabilité.

    Quant au manager, il perd de vue sa mission fondamentale : aider ses collaborateurs à maîtriser leur poste, tout en garantissant l’obtention du produit pour lequel ils sont missionnés et payés.

    Quand on connaît les profits extraordinaires qui résultent d’une démarche permettant d’enseigner la résolution des problèmes que rencontrent nos collaborateurs dans leur propre zone de responsabilité, il est clair qu’on est heureux de cesser définitivement de régler les problèmes à leur place. Les bénéfices s’évaluent en gain de temps et d’argent, en autonomie, en employabilité et en responsabilité — un saut au niveau de la maturité de tout un chacun.

    Nous avons été confrontés des milliers de fois à cette problématique, due à un « angle mort » du management. Nous avons donc eu maintes occasions de peaufiner un protocole extrêmement efficace, qui règle cette question majeure une bonne fois pour toutes.


    Le Coaching Soutien© : l’aide authentique

    Le Coaching Soutien

    Ce n’est pas le désir d’aider qui manque… En fait, ce désir d’aider fait tomber nombre de managers dans le piège : penser et faire à la place de. Le coût final, c’est un manager surchargé de travail qui en ramène à la maison, et des collaborateurs qui ne progressent pas aussi vite qu’ils le pourraient en responsabilité et en autonomie.

    C’est un très vieux dilemme. Confucius le résolvait il y a plus de 2 500 ans : « Si un homme a faim et que tu lui donnes un poisson, tu le nourris pour un jour. Si tu lui apprends à pêcher, tu le nourris pour toujours. » Le principe est sans équivoque ; le Coaching Soutien© est la méthode précise qui permet de le mettre en application : aider ses collaborateurs à grandir en compétence et à atteindre leur plein potentiel dans leur poste.


    En phase multi-crises, le Coaching Soutien© est une valeur sûre

    C’est au cours de cette phase 6 du cycle de vie des entreprises — multi-crises — qu’on risque de payer très cher cette mauvaise habitude de régler les problèmes à la place des collaborateurs. Vous l’aurez compris : cela vaut pour tous les niveaux hiérarchiques.


    L’exception qui confirme la règle

    Maintenant que ceci est posé, considérons la seule raison valable qui impose au manager de court-circuiter le collaborateur : quand il y a un réel danger et que le collaborateur semble trop paniqué pour y faire face. Uniquement dans ce cas.

    Alors là, oui : vous devez intervenir directement, régler le problème, protéger la zone de tout danger. C’est sûrement la bonne chose à faire. À ceci près que vous ne pouvez pas laisser la situation à ce point : vous devez revenir vers votre collaborateur et lui appliquer un Coaching Soutien particulièrement approfondi.


    L’histoire de l’homme « aux colts d’or »

    Si vous ne le faites pas, vous allez prendre de plus en plus de responsabilités dans la zone des autres et finir par devoir être absolument partout, pour régler jusqu’au positionnement des virgules dans les textes… Ce qui a, entre autres conséquences désagréables, de déclencher au sein de vos équipes le syndrome de « l’homme aux colts d’or ».

    Je vous laisse visionner cette histoire et tirer vos propres conclusions.

    Bien à vous,
    Marc Roussel


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  • Fidélisation client : que faire quand un concurrent casse les prix ?

    Fidélisation client : que faire quand un concurrent casse les prix ?

    La meilleure stratégie pour faire face à la concurrence : protéger votre clientèle et relancer votre business sans baisser vos marges.

    Le plus puissant levier de conquête : la fidélisation active.

    L’étrange phénomène qui frappe les relations clientèle : nous dépensons des trésors d’énergie pour conquérir nos clients puis, à peine la livraison effectuée, nous cessons littéralement d’investir dans leur fidélisation. C’est bien sûr une erreur grossière, que les entreprises payent au prix fort — surtout dans cette phase 4, hyperconcurrentielle.


    Qu’est-ce qu’une stratégie de fidélisation offensive ?

    Fidéliser, ce n’est pas accorder une remise au client qui menace de partir. Une stratégie de fidélisation offensive consiste à reprendre l’initiative sur votre propre portefeuille, en quatre mouvements :

    1. Nettoyer les réclamations en attente. Aucun client ne recommande une entreprise qui ne l’a pas écouté.
    2. Sécuriser vos clients clés avant que le concurrent ne les approche — pas après.
    3. Obtenir d’eux des témoignages et des recommandations. C’est le levier de conquête le plus puissant, et le moins cher.
    4. Réinvestir ces recommandations dans la conquête, au lieu de rogner vos marges.

    La suite de cet article explique pourquoi cette stratégie est si souvent oubliée — et ce qu’elle change le jour où un concurrent casse les prix.


    À quoi ressemble cette phase 4 du cycle de vie d’une entreprise ?

    Vous étiez pratiquement seul sur votre marché, ou vous partagiez de façon confortable les parts de marché de votre secteur avec quelques concurrents. Vous aviez donc une bonne partie du gâteau… et puis un jour vous perdez une grosse affaire, ou bien de plus en plus de petites, et vous découvrez que la concurrence est là, partout, en train de vous harceler.

    Il y a quelques mois encore, vos commerciaux se moquaient de ces nouveaux venus, ou des rumeurs concernant « un Japonais, ou un Italien » qui s’apprêtaient à prendre d’assaut votre marché… Mais ce n’étaient que des rumeurs.

    Aujourd’hui, ils sont bien là, sur le terrain, à vous tailler des croupières. Là où vous remportiez 8 ventes sur 10, leurs assauts ont fini par réduire votre taux de conversion à 3 ou 4 sur 10. Rien de tel pour vous mettre sous pression, bousculer les services techniques et ruiner le moral des commerciaux… n’est-ce pas ?


    La réaction instinctive

    La plupart des entreprises sont prises au dépourvu ! Elles se sentent comme une place forte, en paix depuis des lustres, brusquement assaillie de toutes parts. Leur premier réflexe consiste à foncer dans le tas, à plonger au cœur de la bataille, à s’accrocher au marché coûte que coûte, se pensant contraintes d’adopter une politique de prix agressive pour rester attractives. En d’autres termes : on rogne sur les marges.

    Bref, il est normal que dans le fracas de la bataille on oublie l’essentiel. Vraiment l’essentiel : les clients, ceux qui alimentent votre portefeuille.


    Changer la donne

    Quelles actions avez-vous planifiées ces derniers temps pour obtenir de vos clients qu’ils deviennent vos principaux alliés dans cette bataille — et vous aident à vous distinguer de la concurrence ?

    Si vous ne vous êtes pas encore focalisé sur le sujet, c’est le bon moment pour adopter une stratégie de fidélisation offensive : arrêter de mettre la pression sur les commerciaux en les focalisant uniquement sur la conquête de nouveaux clients, et stopper l’hémorragie de perte de business et autres baisses de prix.


    Fidélisation client : protégeons nos clients et lançons une campagne

    L’enjeu est loin d’être marginal : les travaux de Frederick Reichheld (Bain & Company) montrent qu’augmenter de 5 % le taux de fidélisation peut accroître les profits de 25 à 95 % (Harvard Business Review).

    Nettoyer toutes les réclamations et actionner le plus puissant levier de conquête : des clients qui vous recommandent et vous donnent des témoignages.

    Non seulement vous les protégez des assauts de vos concurrents, mais vous consolidez vos positions et stimulez un processus naturel qui dynamise de nouvelles conquêtes. Sur les forces de vente qu’il accompagne depuis plus de trente ans, Marc Roussel observe le même écart : un client venu par recommandation coûte environ six fois moins cher à conquérir, et se transforme dans près de huit cas sur dix.

    La recommandation client ne se demande pas n’importe quand

    C’est tout le problème : la plupart des entreprises réclament une recommandation au moment où elles en ont besoin — c’est-à-dire quand les ventes baissent. Or elle s’obtient au moment où le client vient de constater un résultat, et elle se prépare : on commence par l’écouter (une vraie enquête, pas un questionnaire de satisfaction), on répare ce qui doit l’être, puis on demande. Dans cet ordre.

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    Évidemment, cette stratégie est souvent délaissée parce qu’elle nécessite une méthodologie et un timing très spécifiques.

    Vous trouverez ici un extrait du livre « Le Vendeur Éthique » qui traite de la fidélisation : télécharger gratuitement (PDF).


    Le Vendeur Éthique

    Couverture du livre Le Vendeur Éthique de Marc Roussel

    Oui, c’est possible de vendre en restant naturel, sans avoir à se prendre la tête.

    C’est typiquement un manuel : un de ces ouvrages qui vous accompagnent pas à pas dans l’action. Vivant, avec plein d’illustrations, de schémas et d’anecdotes, il garantit au débutant de progresser rapidement et au vieux briscard d’expertiser son propre savoir.

    Avec Le Vendeur Éthique, vous découvrirez la magie de la vente naturelle. Plus vous approfondirez votre lecture, mieux vous serez équipé pour le succès au cours des dix prochaines années.


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    06 09 18 27 80 — mroussel@pro-trainer.info

    Dirigeant et associée en entretien stratégique avec Marc Roussel autour du cycle de vie de l’entreprise
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  • La Force du Management Adaptatif

    La Force du Management Adaptatif

    Management adaptatif : le principe

    Le management adaptatif consiste à ajuster sa manière de manager à la personne et à la situation, plutôt que d’appliquer un style unique à tout le monde. Voir aussi le coaching manager.

    Les 5 phases du cycle créatif

    Il existe un cycle créatif universel par lequel on transforme une idée en réalité concrète. Chacune des étapes de ce cycle correspond étrangement à l’un des 4 styles comportementaux de base.

    Tout d’abord, présentons le cycle créatif IRCAR et apportons un éclairage sur sa logique.


    Maintenant, passons aux différents styles de comportement et de management

    En résumé : ne permettez pas que vos managers restent dans leur zone de confort. Tout projet suit les étapes du cycle créatif.

    Beaucoup de projets sont « résistés » parce qu’on reste centré sur les complexités techniques et qu’on occulte inconsciemment les complexités relationnelles.

    Chaque manager possède un style comportemental natif qui couvre 25 % du champ des compétences globales — ce qui répond aux besoins de chacune des étapes du cycle créatif.

    La plupart des managers ont tôt ou tard suivi un programme sur la gestion de projet et ont probablement un aperçu des styles de comportements… Est-ce que ce savoir est suffisamment ancré et actif pour garantir les résultats attendus par sa mise en pratique ?

    Pour avoir la réponse, le plus simple est d’observer les retards de délai, la proportion de temps passé en mode urgence, les ambiances et autres conflits, les problèmes récurrents et le niveau de réunionite…

    Ces différents constats nous ramènent toujours et encore aux fondamentaux :

    • La conduite de projet
    • La gestion du temps, des priorités et de l’action
    • La résolution des problèmes
    • La créativité et l’innovation
    • La maîtrise de l’entretien
    • Le pilotage de réunion
    • La gestion du stress et des situations difficiles

    Tous ces domaines de compétences s’inscrivent au carrefour du cycle créatif et des styles comportementaux.

    Cycle creatif et styles de comportement

    Le sujet vous intéresse ?

    Vous voudriez approfondir ce concept et l’utiliser pour muscler le management adaptatif ? Je serai très heureux d’en parler avec vous pour étudier la faisabilité et les bénéfices à en retirer.

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    Marc Roussel à côté du cycle de vie d'une entreprise

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  • Comment transformer  un succès en bonne pratique

    Comment transformer un succès en bonne pratique

    Bonne pratique : de la réussite isolée à la méthode commune

    Une bonne pratique, c’est un succès que l’on a compris, formalisé et transmis, pour que toute l’équipe puisse le reproduire. C’est ce qui a permis à une force de vente de passer de 2-3 à 7-8 ventes sur 10 : le cas Fichet-Bauche.

    Une méthode d’extraction

    Si nous nous intéressions davantage aux succès, et ce quel que soit le domaine, nous en viendrions à découvrir qu’ils contiennent une forte concentration de « bonnes pratiques ».

    Dans cette logique, nous comprendrions aussi l’enchaînement qui a conduit au résultat. En plus de cela, en tenant compte du facteur de duplicabilité, il deviendrait possible de révéler une formule d’actions transmissible, parce que compréhensible par le plus grand nombre. Il n’est pas inutile de commencer cette transmission par les personnes les plus enseignables : c’est-à-dire désireuses d’évoluer et capables de changer leurs habitudes.

    Dans cet article, je vous propose de découvrir une approche de coaching ultra efficace, aux effets secondaires extrêmement positifs. Le processus décrit pas à pas comment aider une personne à comprendre par elle-même comment elle a réussi, et à être en mesure d’extraire de son expérience la ou les bonnes pratiques.


    Le Coaching Succès©

    Outre le fait que ce type de coaching a pour effet de renforcer la confiance en soi et de nourrir le besoin de reconnaissance, il donne le processus exact pour extraire une bonne pratique. Nous pourrions affirmer que derrière tout succès se cache une ou plusieurs bonnes pratiques.

    « La reconnaissance est le carburant essentiel de l’action efficace. »

    Le Coaching Succès consiste à aider son collaborateur à faire le point, par lui-même, sur son propre travail. La démarche consiste à lui demander : 1) ce qui a bien marché et comment il s’y est pris ; 2) s’il y a des améliorations possibles.

    Le scénario type

    • Cadrage — « Ton action s’est bien passée ? Parlons-en : d’abord ce qui a bien marché, ensuite les points éventuels d’amélioration. »
    • Positif — « Quels sont les points positifs ? Comment as-tu fait ? Et quoi d’autre ?… »
    • Ancrage — féliciter la personne en la regardant dans les yeux, et laisser passer un temps de silence. Si elle « trouve cela normal », faites-lui sentir l’importance de ce qu’elle a accompli.
    • Amélioration éventuelle — « Vois-tu des améliorations ? Si oui : quoi ? Comment vas-tu faire ? »
    • Synthèse — reformuler, encourager les efforts, féliciter pour les résultats.

    Ce scénario s’adapte à toutes les circonstances et à tous les types de comportements. Il est tiré de la fiche technique « Coaching Succès » du Manager Éthique.


    Remarque importante

    Vous devez vous assurer de faire ressortir tous les points positifs en termes de « comment as-tu fait pour obtenir CE résultat ? ». D’une part parce que c’est important pour celui qui reçoit cet entretien, mais aussi parce qu’à la fin :

    1. vous pouvez reprendre l’ensemble des points,
    2. les mettre si nécessaire dans l’ordre chronologique,
    3. et disposer ainsi d’une fiche « bonne pratique » en bonne et due forme.
    Fiche Coaching Succes

    Les 2 boosters clés du management opérationnel

    Les 2 boosters du management opérationnel

    Booster Management 1 : le besoin le moins satisfait, et qui coûte le plus cher aux entreprises, est le besoin de reconnaissance. Comment s’y prendre exactement ? Comment ne pas tomber dans le piège des félicitations « faciles » ?

    Booster Management 2 : apporter du soutien, certes ! Mais comment s’y prendre pour ne pas tomber dans l’assistanat ou la délégation brutale ? Quels sont les indicateurs qui vous disent à quel moment vous devez intervenir ? Comment régler le curseur du contrôle entre ces deux positions : « passer pour un flic » ou « un mou du genou » ?


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