Catégorie : Stratégie d’entreprise

  • Votre entreprise grandit-elle plus vite que son management ?

    Votre entreprise grandit-elle plus vite que son management ?

    Entreprise en croissance : le signal à repérer

    Dans une entreprise en croissance, le management qui a fait le succès des débuts finit par saturer : les décisions remontent, plus rien n’avance sans le dirigeant. L’enjeu est de le repérer avant que cela ne devienne une crise. Voir aussi la phase de croissance.

    Jusqu’ici, ça marchait…

    Lorsque l’entreprise compte quelques dizaines de personnes, le dirigeant connaît tout le monde. Il traverse un couloir, échange quelques mots et sait presque naturellement ce qui fonctionne, ce qui bloque et où en sont les projets.

    Puis l’entreprise grandit. Les équipes se multiplient, les projets se croisent, les responsabilités s’éloignent du dirigeant. Le mode de management qui faisait la force de l’entreprise ne suffit plus.

    C’est une problématique centrale de l’accompagnement dirigeant : identifier que l’entreprise a changé d’étape avant que les difficultés ne deviennent une crise.

    Le coût : quand l’organisation ne suit plus la croissance

    L’information circule moins bien. Les projets deviennent plus difficiles à suivre. Les responsabilités se brouillent. Les managers, souvent excellents techniciens ou commerciaux, n’ont pas nécessairement appris à manager des équipes.

    McKinsey souligne que la croissance augmente inévitablement la complexité : multiplication des niveaux, lignes de reporting et interactions. Lorsque cette complexité absorbe temps, énergie et ressources sans créer de valeur, elle finit par affecter la performance.

    Une histoire vraie : l’entreprise avait grandi plus vite que son management

    J’ai accompagné une entreprise technologique spécialisée dans les systèmes électroniques et informatiques de communication. Elle avait connu une croissance rapide. Le dirigeant, autrefois très proche de chacun, en était arrivé à croiser dans les couloirs des collaborateurs qu’il ne connaissait plus.

    Pour accompagner cette nouvelle dimension, des consultants avaient proposé une organisation transversale : nouveaux rattachements, double ligne de management, nouvel organigramme, nouveaux noms de services.

    Techniquement, le modèle pouvait fonctionner. Humainement, le passage avait été brutal.

    Les repères disparaissaient. La confusion augmentait, les tensions aussi. L’entreprise commençait à perdre de son énergie.

    Nous avons interrompu la bascule et renforcé le modèle existant : formation des managers, clarification des responsabilités et construction d’un véritable relais managérial entre la direction et le terrain.

    L’entreprise n’avait pas besoin de revenir en arrière. Elle avait besoin d’un management capable de supporter sa nouvelle dimension.

    Le bénéfice : changer de méthode au bon moment

    La Harvard Business Review a décrit précisément ce phénomène (Larry Greiner, 1972) : les entreprises traversent des phases successives de développement, et chacune finit par nécessiter de nouvelles pratiques managériales.

    L’accompagnement dirigeant permet alors de prendre du recul :

    • Où en est réellement mon entreprise ?
    • Qu’est-ce qui fonctionnait hier mais atteint aujourd’hui ses limites ?
    • Que faut-il conserver, renforcer ou transformer ?

    Pour situer l’étape que traverse votre entreprise : vous êtes en phase de croissance · entreprise en crise : quelle crise traversez-vous ?

    Que vous coûte aujourd’hui une organisation qui n’est plus adaptée à la taille de votre entreprise ? Et que vaudrait le fait d’anticiper la prochaine étape plutôt que d’en subir la crise ?

    Ils l’ont vécu

    « On va parler la même langue tous ensemble, on va utiliser les mêmes outils. »

    Manager, Astellia

    « On a créé une synergie importante au niveau du groupe. Toutes les personnes que j’ai croisées m’ont dit qu’on avait un degré d’enthousiasme et d’énergie qui était palpable. »

    Manager, Astellia

    « Il a montré comment la passion, la vision pouvaient conduire à un projet, et comment mettre de la rigueur dans la démarche. »

    Direction, Astellia

    Et vous ?

    Votre entreprise grandit, atteint un plateau ou traverse une période plus difficile ? L’accompagnement dirigeant permet de prendre suffisamment de recul pour comprendre l’étape que vous traversez avant de décider comment agir.

    Anticiper plutôt que subir

    Vous vous reconnaissez dans cette situation ? Parlons-en. Un entretien de 30 minutes permet de prendre du recul sur le problème, d’en mesurer les enjeux et de déterminer si un accompagnement peut être utile.

    Pour convenir simplement du créneau.
    Où en êtes-vous, et qu’aimeriez-vous changer ?

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  • Ne faites rien à la place des autres ! Sauf dans un cas…

    Responsabilisation : la règle et son exception

    La responsabilisation commence par une règle simple : ne pas faire à la place de ceux dont c’est le travail. Il existe pourtant un cas où il faut le faire, et Marc Roussel l’explique ci-dessous. Sur le même sujet : déléguer sans perdre le contrôle.

    Évidemment, c’est facile à dire — et dans une certaine circonstance, dont nous parlerons plus loin, c’est même la seule chose à faire. Mais dans cette circonstance seulement, et encore en y mettant des conditions particulières.


    Observons les choses de plus près

    En situation normale, lorsqu’un collaborateur est confronté à un problème, la tendance — je dirais naturelle — est d’aller voir un référent technique, qui souvent n’est autre que le responsable du coin… Vous !

    Évidemment, la culture managériale qui domine dans ce secteur aura une très grande influence sur la façon de traiter les demandes de « résolution de problème » émises par les collaborateurs. L’attitude la plus courante, observée au fil de mes 30 ans de carrière (consacrés en grande partie à entraîner des managers), fut la suivante :

    Le collaborateur se plaint de rencontrer un problème qui, d’après sa fiche de poste, entre pourtant dans ses attributions. Oui, vous avez bien lu : il se plaint d’avoir un problème. La plainte s’exprime différemment suivant les personnes et se positionne sur une échelle allant de « impuissance totale » à « protestation vigoureuse », en passant par tout le spectre des émotions humaines — dites négatives, cela va sans dire. Ils n’arrivent pas pleins d’enthousiasme avec toutes sortes d’idées rationnelles à vous proposer…

    Et vous savez quoi ? 90 % des managers ont une sacrée tendance à prendre le problème sur leurs épaules… à s’emparer du « bébé hurleur ».

    La façon de s’emparer dudit problème peut prendre des formes très variées. Tout dépendra du style du manager, de sa relation au porteur de problème et d’une situation générale plus ou moins sous tension. Mais notez qu’il prend le problème : du « OK, je m’en charge » au « voilà ce que tu vas faire ».

    Il existe bien sûr un contre-modèle : celui du manager à qui on ne la fait pas. « OK, je vois… Mais dis-moi, Maxime, qu’est-ce que tu ferais si je n’étais pas là ? Tu laisserais le feu détruire toute la maison, ou tu essaierais quand même d’y faire quelque chose ? »

    « Euh, eh bien je crois que j’essaierais de… »
    « C’est bien ce que je pensais : alors fais comme si je n’étais pas là… »

    Remarque : ce n’est pas fondamentalement une mauvaise chose dans l’esprit, mais tout à fait détestable dans la forme, et contre-productif pour le collaborateur.

    Donc, pour dégager une approche qui prenne en compte la résolution de problème, la psychologie élémentaire — et pour gagner beaucoup de temps — je vous propose de réfléchir à cette puissante clé, qui ouvre grand les portes d’une délégation rationnelle et réussie.

    Que se passe-t-il quand un collaborateur nous apporte un problème et que nous le réglons à sa place ? Nous pouvons soupirer en nous disant que le problème aura été réglé de main de maître. Au moins ce sera fait, bien fait, vite fait. Je pourrai me féliciter d’avoir aidé un collaborateur et m’accuser réception de mes si bonnes intentions…

    Eh, attendez une minute… Bonnes intentions, aider son collaborateur, vite fait ? En est-on bien sûr ?


    Analysons cela rapidement

    Que va-t-il se passer quand ce même collaborateur rencontrera un problème similaire ? Vous l’avez compris : il connaît l’adresse d’un expert « à qui déléguer ses problèmes ». Ne soyons donc pas étonnés qu’à partir de ce moment vous soyez de revue pour ce genre de problème. Comme c’est le plus souvent le cas, vous avez 4, 8, 12 collaborateurs : à votre avis, que va-t-il se produire ? Vous allez vous retrouver en astreinte permanente pour régler tous ces fichus problèmes. De plus, privés de l’expérience correspondant à la résolution de ce problème, ils n’apprennent strictement rien : ni en termes d’attitude, ni de responsabilité, ni d’initiative, ni finalement de savoir-faire. Soyez sûr d’une chose : ils vous trouveront peut-être serviable au début, mais finiront par vous en vouloir. Vous les empêchez de grandir. C’est aussi simple que cela.

    C’est étonnant, le nombre de managers qui ramènent du travail à la maison parce qu’ils n’ont pas assez de temps pour régler leurs propres problèmes — trop occupés à gérer ceux des autres.

    Ici, nous sommes centrés sur les collaborateurs, mais on peut étendre cette réflexion aux collègues, à sa hiérarchie, à ses amis — tous ceux qui veulent qu’on règle leurs problèmes à leur place. Toute la morale de cette histoire tient dans la maxime de Confucius : « Plutôt que de lui donner un poisson, apprends-lui à pêcher. »


    Cette situation trop commune nous apporte 4 enseignements majeurs

    1. D’une part, des personnes pas assez accompagnées sur leur poste : il s’agit manifestement d’un manque de suivi dans la formation aux bonnes pratiques.
    2. D’autre part, il semble assez clair que ces personnes ont un manque manifeste de confiance en elles et de sens de l’initiative.
    3. Enfin, qu’elles ne savent pas réellement comment s’y prendre avec les problèmes : comment les confronter et leur appliquer un protocole approprié.
    4. Et surtout, elles ne sont pas en position d’apprendre pour progresser en autonomie et en responsabilité.

    Quant au manager, il perd de vue sa mission fondamentale : aider ses collaborateurs à maîtriser leur poste, tout en garantissant l’obtention du produit pour lequel ils sont missionnés et payés.

    Quand on connaît les profits extraordinaires qui résultent d’une démarche permettant d’enseigner la résolution des problèmes que rencontrent nos collaborateurs dans leur propre zone de responsabilité, il est clair qu’on est heureux de cesser définitivement de régler les problèmes à leur place. Les bénéfices s’évaluent en gain de temps et d’argent, en autonomie, en employabilité et en responsabilité — un saut au niveau de la maturité de tout un chacun.

    Nous avons été confrontés des milliers de fois à cette problématique, due à un « angle mort » du management. Nous avons donc eu maintes occasions de peaufiner un protocole extrêmement efficace, qui règle cette question majeure une bonne fois pour toutes.


    Le Coaching Soutien© : l’aide authentique

    Le Coaching Soutien

    Ce n’est pas le désir d’aider qui manque… En fait, ce désir d’aider fait tomber nombre de managers dans le piège : penser et faire à la place de. Le coût final, c’est un manager surchargé de travail qui en ramène à la maison, et des collaborateurs qui ne progressent pas aussi vite qu’ils le pourraient en responsabilité et en autonomie.

    C’est un très vieux dilemme. Confucius le résolvait il y a plus de 2 500 ans : « Si un homme a faim et que tu lui donnes un poisson, tu le nourris pour un jour. Si tu lui apprends à pêcher, tu le nourris pour toujours. » Le principe est sans équivoque ; le Coaching Soutien© est la méthode précise qui permet de le mettre en application : aider ses collaborateurs à grandir en compétence et à atteindre leur plein potentiel dans leur poste.


    En phase multi-crises, le Coaching Soutien© est une valeur sûre

    C’est au cours de cette phase 6 du cycle de vie des entreprises — multi-crises — qu’on risque de payer très cher cette mauvaise habitude de régler les problèmes à la place des collaborateurs. Vous l’aurez compris : cela vaut pour tous les niveaux hiérarchiques.


    L’exception qui confirme la règle

    Maintenant que ceci est posé, considérons la seule raison valable qui impose au manager de court-circuiter le collaborateur : quand il y a un réel danger et que le collaborateur semble trop paniqué pour y faire face. Uniquement dans ce cas.

    Alors là, oui : vous devez intervenir directement, régler le problème, protéger la zone de tout danger. C’est sûrement la bonne chose à faire. À ceci près que vous ne pouvez pas laisser la situation à ce point : vous devez revenir vers votre collaborateur et lui appliquer un Coaching Soutien particulièrement approfondi.


    L’histoire de l’homme « aux colts d’or »

    Si vous ne le faites pas, vous allez prendre de plus en plus de responsabilités dans la zone des autres et finir par devoir être absolument partout, pour régler jusqu’au positionnement des virgules dans les textes… Ce qui a, entre autres conséquences désagréables, de déclencher au sein de vos équipes le syndrome de « l’homme aux colts d’or ».

    Je vous laisse visionner cette histoire et tirer vos propres conclusions.

    Bien à vous,
    Marc Roussel


    Parlons-en pendant 30 minutes

    Vous m’expliquez où vous en êtes, où vous voulez aller et ce qui vous empêche aujourd’hui d’y arriver. Je vous donne ma lecture. Offert, confidentiel, sans engagement — réponse sous 24 h ouvrées.

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    Où en êtes-vous, et qu’aimeriez-vous changer ?
  • Connaissez-vous la loi des out-flows

    Loi des out-flows : le principe

    La loi des out-flows tient en une phrase : rien ne rentre si rien ne sort. Pour qu’une activité commerciale produise, il faut d’abord provoquer des sorties : contacts, propositions, relances. Voir aussi comment prospecter de nouveaux clients en B2B, et les vidéos de la chaîne YouTube de Marc Roussel.

    Un secret que les marketeurs ignorent

    En tant que chef d’entreprise, faire rentrer du chiffre d’affaires vous mobilise en permanence ou presque.

    Vous savez que les affaires vont dépendre du nombre de devis, donc du nombre de rencontres avec des personnes ayant des projets et donc, juste en amont, du nombre de prospects plus ou moins qualifiés…

    Aussi permettez-moi de vous confier un quasi secret… La loi qui se cache derrière ce secret est la suivante :

    Les flux entrants dépendent des flux sortants !

    Vous seriez peut-être tenté de me dire que cela paraît tout de même assez banal, mais en personne avisée, vous allez quand même jeter un œil circonspect sur ce qui va suivre…


    En termes pratiques

    Lorsque vous envoyez des mails, des messages ou toute autre chose sur une cible, vous souhaitez non seulement la toucher mais aussi la faire réagir… La plupart des marketeurs pensent que c’est ça la loi des out-flows… Eh bien pas tout à fait.


    Examinons cela de plus près…

    Dans le cas d’un mailing, vous vous attendez à recevoir plus ou moins de réponses… Attente plus qu’évidente.

    Maintenant, que se passe-t-il si les retours sont insuffisants ? Dans 90 % des cas, on commet l’erreur suivante : « Stop, arrêtez tout »… et de conclure : les mailings, c’est « has been », cela ne marche pas… Et ce serait la même réaction pour n’importe quel autre média.

    La plupart des hommes de marketing et autres commerçants n’ont pas assez bien observé comment cette loi opérait dans la durée…

    Regardez ce schéma

    La courbe d'amorçage des flux sortants

    OUI, vous avez bien lu, il y a une période d’amorçage du marché, comme l’amorçage d’une pompe à eau… Il faut un certain temps pour que le liquide remonte avant de se mettre à couler. Comme dans le siphonnage.

    Les flux entrants dépendent bien des flux sortants, mais il faut tenir compte du temps d’amorçage, qui est d’environ 7 semaines.

    C’est la persistance, indépendamment des résultats apparents, qui fait la différence.

    Je me dois de vous signaler un autre aspect méconnu qui permet de faire bon usage de cette loi : ce ne sont pas forcément les personnes de la cible qui répondent ! Ça, c’est vital de le comprendre. Donc des personnes qui n’ont jamais entendu parler de votre mailing (pour garder le même exemple) sont susceptibles de prendre contact avec vous. Pour cette raison, un commerçant avisé aura soin de bien regarder ses statistiques de retour de toute origine : tous les retours directs ou indirects qui contribuent à augmenter son chiffre d’affaires.


    Les raisons les plus souvent invoquées pour arrêter les out-flows

    1. Ce n’est pas la bonne période
    2. Nous n’avons personne pour gérer les retours
    3. Cela ne donne pas de résultats, ou ils sont en baisse
    4. On a déjà fait, ça n’a rien donné
    5. Vu les résultats, ce n’est pas le moment de dépenser de l’argent !

    Ne faites pas la même erreur : persistez et comptabilisez TOUS les retours.


    Téléchargez votre fiche technique

    La loi des out-flows — fiche technique (PDF)


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